En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.

Nouveautés du site

29/09/21 Séjour Champsaur

Randonnée du 29-Octobre 2021

Col du Viallet et l’Arche Double.

 14 participants, 10,5km pour 680m.

Venant de Digne, nous laissons les voitures, au-dessus de Chaillol 1600, sur un parking le long de la
piste qui conduit au bois de la Lauzière. Après quelques centaines de mètres sur cette piste histoire de
s’échauffer nous nous engageons sur un sentier à la pente soutenue mais très régulière jusqu’au Col
du Viallet. En cours de route nous traversons « Les Aiguilles » : un espace parsemé de formidables
colonnes de gré faites de un ou plusieurs blocs et dressées bien droites dans la pente.

Après le Col du Viallet nous partons hors sentier à la recherche de l’Arche Double. Là le parcours devient
nettement plus minéral et nous longeons une très haute falaise qui nous sépare du sommet
« le Pic Queyrel 2435m ». Elle a libéré, par suite de l’érosion, quantité de blocs de toutes tailles.
Par chance nous marchons sur les plus petits. Restant au pied de cette falaise, nous arrivons en bord de
crête et profitons du panorama sur le Champsaur, le Dévoluy et la vallée de la Durance. Gap est invisible,
cachée au fond de vallée. Une dernière descente un peu plus sévère et nous voilà près de l’Arche double :
un énorme mur de blocs, percé de deux fenêtres ouvertes sur le plateau.

Le pique-nique peut commencer…. un  panorama, des gradins, chacun trouvera une place.

Le retour se fera par le même chemin, nous reverrons les colonnes sous un autre angle et une autre
lumière.

Nous allons au gite de l’Ancolie retrouver les Zens pour un repos bien mérité et demain...repartir !

Merci à Jean-Pierre et Rolande pour cette journée et aussi à Annick et Marie-Joëlle, qui ont tous ensemble
préparé ce séjour.

Henri GUILLOT

Les photos de Jean-Pierre

Les photos de Patrice

Deux jours dans le Champsaur avec l’ADRI

Deux groupes d’environ 15 personnes, l’un « Zen », l’autre « Classique »

« Tu veux bien faire le compte-rendu de la sortie Zen d’aujourd’hui ? » me susurre
        Mi-Jo, notre inestimable animatrice, le premier soir, pendant le repas au gîte.

Ai-je jamais pu lui refuser quoi que ce soit ?

D’autant que j’ai toute la nuit pour en peaufiner le texte pendant que certains de mes
        « collègues » de chambrée (je ne nommerai personne !), entonnaient un long…,
        très long… concerto pour trompettes, basson et viole de gambe.

C’est ça aussi, la rando !

La « Zen », donc, sur : «  Le chemin du patrimoine »

9 km, 230 mètres de dénivelé sur un contrefort boisé, autour du village de Manse, par
        un très beau temps mais plutôt venteux et donc frisquet :

Un chemin de terre

Un chemin d’eau

Un chemin de fer

Chemin de terre, d’abord : Balade à travers de hautes hêtraies très solennelles, silencieuses,
recueillies : des sommités feuillues, des troncs clairs, lisses, au garde à vous, et un sol
couvert d’un humus de feuilles qui étouffe les pas, le long d’une voie dite romaine, puis à
travers des champs d’une verdoyance extravagante pour nous Bas-Alpins.
D’un vert, piqueté de pissenlits, avec quelques vaches avachies dans l’herbe, nous suivant
d’un regard très vaguement intéressé. Tout du long, vue superbe sur les contreforts du
Dévoluy et de tout un cirque de montagnes avec des monts enrubannés de légers nuages
cotonneux.

Chemin d’eau aussi : Tout au long de notre rando, nous longeons des travaux d’eau, canaux
ancestraux toujours entretenus,(le long labeur des hommes !), avec digues, biefs, petits
aqueducs, roues à aubes, siphons…

Chemin de fer enfin : Arrivés au hameau de Serre Richard, nous entamons notre chemin
du retour, une longue piste rectiligne, plate, confortable, herbeuse, ancienne plateforme
ferroviaire construite de part et d'autre du col de Manse entre 1910 et 1930 du
chemin de
fer de Gap à Corps
. Les voies ne furent jamais posées, et le projet abandonné.
Nous nous retrouvons enfin à notre point de départ, un terrain vague à l’emplacement de
ce qui aurait dû être la gare de Manse.

Un mot sur ce mini-village de Manse où nous piqueniquons : une grande pelouse, des
tables à l’ombre d’un gros noyer, trois maisons, et une église toute propre, toute rectiligne,
semblant sortie tout droit d’un jeu de cubes pour enfants.

Son nom aussi (un peu d’étymologie n’a jamais fait de mal à personne!) : « Un ou une
manse est à l'origine une tenure correspondant à une parcelle agricole
suffisamment importante pour nourrir une famille. Dans le sud de la France,

manse est devenu mas, désignant une ferme, une habitation rurale isolée, mais
aussi par extension un quartier rural. »

Jacques T.

Les photos d'Annick
 

Jeudi 30 septembre Rando au Cuchon (2002 m) près d'Ancelle (05)

16 personnes, 13 km, 610 m de dénivelé. Accompagnée par Annick et Mijo.

Temps frais puis beau et chaud.

Après une belle soirée au gîte de L'Ancolie à Pont du Fossé, où l'on a dégusté les
traditionnelles oreilles-d'âne (consoude officinale), sorte d'épinards autrefois sauvages à
la crème, et la liqueur aux bourgeons de mélèze, on gagne la petite station d'Ancelle et la
vallée de la Rouanne "regorgeant de vie et activités humaines" selon le panneau d'accueil.
Petite approche en voiture sur piste ravinée. La nuit fraîche a givré les par-brises des voitures.
Départ à 1390 mètres. On attaque la rando, encore bien emmitouflés. Superbe chalet en
construction, admiré au passage, prolongé par une longue bergerie. Plus haut un éleveur
parque son troupeau de brebis et de jeunes agneaux appétissants : il n'a pas (encore) été
attaqué cette année par le loup. Les agneaux grignotent avec gourmandise les jeunes pousses
de luzerne sans risque de météoriser.

La montée est extrêmement régulière et aisée pour presque tout le monde. On sort
rapidement de la forêt et sur un plateau bien engazonné on voit au loin détaller deux jeunes
chevreuils. Pause à 1745 mètres au lieu-dit Le Franc. Une pierre plate gravée indique les
points cardinaux, histoire de ne pas perdre le nord ; l'artiste l'a ornée d'un edelweiss. Un beau
cairn bien bâti, comme un petit cabanon pointu, annonce la croisée des chemins. L'ascension
se poursuit sur un sentier à flanc et à un rythme zen qui donne le temps de goûter (et de
recracher) l'amertume acide des baies d'argousiers, d'observer les épines-vinettes, les gentianes
croisettes, les raisins d'ours aux baies rouges (busserole officinale, comme un petit buis
rampant aux feuilles luisantes) que d'aucuns cueillent pour ses vertus diurétiques et
antiseptiques. On voit encore des papillons maintenant réchauffés, les zygènes rouges et
noirs sur les centaurées et les azurés affolés. La nature est encore pleine de vie et nous avons
encore la capacité d'en profiter. Alors,
carpe diem !

Un peu plus haut, le sentier s'efface : petit passage délicat dans les marnes pour
ceux qui n'ont pas trop le pied alpin. Ensuite il faut franchir un chemin de grosses rocailles
schisteuses avec des reflets verdâtres. Enfin, on accède par une combe ombragée de
mélèzes à un petit col sous le sommet. C'est aussi l'arrivée d'un télésiège de la station de
Saint-Léger-les-Mélèzes. Reste juste à gravir le Cuchon (2002 m), cette grosse meule de
foin qui nous domine d'une cinquantaine de mètres. Certains y renoncent. Dommage, de
là-haut le panorama est superbe, une table d'orientation guide le regard : à nos pieds, le
"lac glaciaire" d'Ancelle, vaste plaine maintenant cultivée, puis s'étire le plateau du
Champsaur, huit cent mètres plus bas, qui révèle son immensité. Il ressemble à celui du
Trièves, entouré de montagnes. Au loin l'on aperçoit Gap et la montagne de Céuse, d'un
autre côté les glaciers des Écrins, et même notre Blayeul rassurant. Chacun cherche à
reconnaître son sommet et Peakfinder complète les connaissances.

Descente au collet pour le pique-nique en commun sur un versant bien exposé.
Température idéale. Moment parfait. Les dents d'Autane nous narguent, arides et acérées,
avec des passages délicats annoncés : ça sera donc pour des pieds plus affûtés. On s'est
déjà bien gorgés de panoramas nouveaux, de lumière, de soleil, de ciel au bleu parfait et
de vastes horizons. Retour, pressé pour certains, au début par le même sentier, puis par
une mauvaise piste plus directe, pour varier l'itinéraire. Merci aux gentilles animatrices
pour cette belle escapade champsaurienne.

Jean-Claude Barbier

Les photos de Jean-Claude

Les photos d'Annick

Les photos de Patrice

Rando du col de Moissière sur la commune d’Ancelle

Rando de 6 km, de 175 m et de 13 participants

          Un grand merci d’abord à Mijo, Annick, Rolande et Jean-Pierre, qui en juin dernier sont venus reconnaître
les 4 randos classiques et zens de ces deux jours en Champsaur.

           Après le petit déjeuner, nous quittons le gîte de l’Ancolie (excellente étape tenue par un couple jeune très
chaleureux), pour gagner Ancelle et le col de Moissière par St Léger les Mélèzes. C’est là que nous nous garons.

             A notre arrivée, il y a des chiens de chasse dans des voitures, des hommes dont un avec fusil et un chien
qui court dans le champ. Y a-t-il une battue en cours et la rando va-t-elle être interdite ? Non. C’est un concours
de chiens de chasse. Et nous pouvons randonner.

          C’est une rando qui monte et qui descend et qui remonte et qui redescend pour une remontée finale et un
plat pour rejoindre les voitures.

           Nous empruntons des chemins forestiers dans des sapinières, des pistes de ski, des chemins de traverses
pierreux ou herbeux, des traversées d’alpages. Et tout le long du chemin, il y a des panneaux explicatifs, des
tables d’orientation. Nous sommes à un moment vers le sud- sud-est avec vue sur une partie du lac de
Serre-Ponçon, et les monts de la vallée de l’Ubaye, à un autre vers le nord avec à notre gauche le Dévoluy,
à notre droite le Champsaur et au fond, en direction de Grenoble, une barre de nuages. A cette table
d’orientation, nous sommes à côté d’un grand lac collinaire, construit pour alimenter en eau les canons à neige.

           Coté animaux, une perdrix et ses perdreaux, un crapaud, le sifflement d’une marmotte. Et des traces de
leur passage. Des bouses bien sûr, c’est un alpage à vaches (nous avons d’ailleurs franchi des barrières
canadiennes), mais aussi des déjections pleines de poils noirs. Loups? Carnassiers sauvages ? Vautours ? …

            Coté fleurs, c’est la misère. Quelques œillets des chartreux, des chardons bleus, 3 colchiques, des
achillées et coté champignons il y a des pissacans très colorés, des vesces de loup et peut-être des mousserons
dans un champ en contrebas. Nous n’avons pas vérifié.

            Sur les pentes du mont Saint Philippe, il y a une curiosité archéologique auprès de laquelle nous avons
pris notre repas agrémenté des jujubes (ou chichourles) de Jacques. Les panneaux explicatifs nous indiquent
qu’il s’agit d’un site néolithique, avec une tour de guet construite à l’époque carolingienne. Il en reste les
terrasses et les rues. Et sans doute des découvertes encore à faire dans cet amas de grosses roches au cours
d’une future inspection archéologique.

             Le ciel était de la rando. Il est resté bleu tout le temps. Et tout le groupe a goûté le plaisir de cette rando
belle, variée, et très agréable.

        Madeleine

Les photos de Jean-Pierre


Date de création : 04/10/2021 : 20:52
Catégorie : Randonnées - 3- Comptes rendus 2021-3eme trimestre
Page lue 141 fois