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2020/10/22 Rando ZEN Autour de la Colle, Esparron

Jeudi 22 octobre 2020

Autour de la Colle, Esparron.

Rando ZEN animée par Annick Proix.

7 km et 130 m de dénivelé, 20 participants.

Rando sur les hauteurs autour du village et du barrage d’Esparron de Verdon

Il nous fallut bien une heure, depuis Digne, pour gagner par de petites routes filandreuses,
le fin fond de notre département, en limite du Var.

Deux clans se partageaient notre escadron de vingt marcheurs :
Ceux qui croyaient à la météo positive, et ceux qui n’y croyaient pas.
Les premiers, optimistes patentés, les seconds plutôt inquiets.
Supériorité de la foi : il ne fit pas vraiment beau, non, mais il ne plut pas.

Quelques données statistiques sur la randonnée et le groupe :

Pluie sur site : 0 %. Soleil : 0 %. Vent modéré (5km/h). Température clémente.

Distance parcourue : 7km 5. Dénivelé : 150 mètres.

Représentation : 90% de représentantes de l’espèce dominante

10% de l’espèce en voie d’extinction (dite espèce mâle)

Taux de verbiage : 85% (dont 12% de pure philosophie) (nouveau record à battre).

Il existe trois Esparron : le village ancien en ruine, bloqué sur un éperon rocheux cerné par son
église et son château, le village actuel sur l’autre flanc de la vallée, et enfin, le conglomérat moderne
de villas épars, pro-touristes et post création du barrage.

Nous traversons le village actuel. Au passage, belle fontaine avec lavoir ancien.
Une eau d’une rare limpidité. Nous crapahutons ensuite sur les collines au nord du village.

Incident de parcours : Quelques chèvres de monsieur Seguin, affolées par leur liberté retrouvée,
voulurent prendre quelques libertés avec l’ordonnancement du groupe, ce qui obligea Annick, notre
animatrice, à un redressage de bretelles.
Faut quand même pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !

Le chemin s’est poursuivi en bon ordre sur un plateau bordé de jeunes pinèdes et de maquis
parfumés aux herbes de Provence, jusqu’à un arrêt-repas sur une lande de thym et d’herbes sèches,
avec vue sur le village et, en se poussant du col, sur le lac.

Le repas fut agrémenté des ordinaires suppléments culinaires apportés par les uns ou les autres
fabrication maison, genre pâte à coing, tapenade, ou, plus prosaïquement, de chocolats ou gâteaux
achetés au supermarché du coin.

Ce fut ensuite la descente vers Esparron, et la rencontre d’un local safraneur nous expliquant
longuement et amoureusement comment safraner un lopin de terre.

Retour aux voitures. Nous nous regroupons sur des rochers à proximité du lac où nous tenons
salon, débattant une bonne heure, art cinématographique, art culinaire, art gastronomique…,
en dégustant la surprise d’Annick : une « tourte sucrée aux blettes ». Recette niçoise très particulière.
Ne me demandez pas ce qu’il y avait dans cette tourte, ce que je peux dire c’est qu’il n’y avait ni oranges
ni tomates. Pourquoi, je ne sais pas. Pour le reste, tout y était : des bettes, des pignons, des œufs,
des amandes, des poires, du parmesan, du pastis… Que sais-je encore !

Nos appétits culturels et culinaires rassasiés, nous avons alors décidé d’aller visiter le vieux village
sur son piton rocheux. Quant on est zen, on prend le temps comme il vient.

Beau travail de sauvetage des ruines de la part de la municipalité. Église fermée, bien évidemment,
mais, sur la façade, une statue d’un St André totalement distordu. Avoir été crucifié la tête en bas ne
l’avait pas arrangé. Des ruines de village surnageaient des lierres monstrueux et le château avec sa tour
avait fière allure.

Jacques Tenneroni

Les photos de Françoise
 


Date de création : 23/10/2020 : 17:25
Catégorie : Randonnées - 3- Comptes rendus 2020-4ème Trimestre
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