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2022/03/17 Tour du Pharaon, La Robine

Tout d’abord un peu de localisation pour celles et ceux qui souhaiteraient retrouver la trace de cette
randonnée. Elle se situe exactement, comme le rappelait Jean-Claude à la frontière du primaire, du secondaire,
et du tertiaire. Je parle ici bien entendu des ères géologiques et non d’un parcours scolaire.
Pour être plus précis, la randonnée se situe sur le territoire de la Robine. La Robine également appelée
"La Robine sur Galabre" serait, selon certains historiens, sujet à controverse. Ainsi, certains affirmeraient que
le véritable nom de la Robine serait "la Robine des Bois" et aurait un certain lien de parenté avec le célèbre
locataire de la forêt de Sherwood qui berça nos rêves d’enfant.

Donc, on gare les voitures à côté du panneau la «Maléfiance », et on peut commencer la randonnée.

Très vite on se retrouve dans le lit de la rivière au milieu des cailloux. Normal, Jean-Pierre avait pris
soin de prévenir « hors sentier, sentier caillouteux ». Mais ce qu’il nous ne nous avait pas dit, et certainement
pour créer l’effet de surprise, c’était l’incroyable richesse et la diversité de ces cailloux.
Ainsi, je reconnus très vite le « cailloutxea » que l’on trouve beaucoup dans le pays basque. Mais surtout, quel
émerveillement de reconnaître des « cailloutse » (prononcer cailloutseu) originaire de la chine septentrionale.
La vue quelques mètres plus loin d’une magnifique salamandre me confirma ce lien avec la Chine lointaine.

Et ça démarre fort, non pas en dénivelé, mais en surprise. Un petit détour du sentier, qui je le rappelle
est déjà hors sentier, et on débouche dans un environnement incroyable et rare : une carrière de gypse.
Le lieu est fort.
Des hommes dans cet endroit ont peiné pour travailler le gypse. Gypse qui après cuisson deviendra plâtre.
Il fut aussi question du poudingue, non pas celui du boulanger, mais qui en géologie signifie « une roche
constituée par des cailloux plutôt ronds liés entre eux par un ciment naturel » ; et la brèche (Brecht en allemand,
Bertolt pour les intimes), conglomérat de pierres anguleuses. Je ne saurais ici retraduire les explications fort
intéressantes données par Jean-Pierre concernant les plaques. Etant assez loin de l’orateur, j’ai entendu le mot
plaque, et le mot savon. N’étant pas loin de Marseille, parlait-t-il des légendaires savons de Marseille, ou de
glissements tectoniques ? Le doute subsiste !

Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises. A la vue des demoiselles coiffées, roches d’argile
hautes de plusieurs dizaines de mètres, des OOOO, des AAAAA d’émerveillement ont fusé parmi nous. Des
larmes de joie ont coulé. Certains et certaines ont même perdu connaissance devant tant de beauté naturelle.
On se serait cru à un concert des Pink Floyd.

Puis l’heure du déjeuner est arrivée. Et petite anecdote amusante, preuve qu’à l’Adri, rien n’est laissé
au hasard. Sur les 22 randonneurs: 11 femmes pour 11 hommes, la mixité était scrupuleusement respectée.
Et cerise sur le poudingue (cette fois, le gâteau), dans la façon de tenir la fourchette, je me suis aperçu qu’il y
avait autant de gaucher(es) que de droitier(es). Après avoir vidé la délicieuse gentiane proposée par Annick, et
le pastis de Jean-Claude, le groupe est reparti quelque peu éméché sur le chemin du retour.
Après toutes ces émotions fortes de la matinée, certains n’avaient que bu, et en avait oublié de se restaurer !

En redescendant, nous aperçûmes au loin le village de Tanaron, et Jean-Pierre en profita pour nous
raconter une dernière anecdote qui se déroula entre Gassendi, philosophe et scientifique, et l’évêque de Digne.
J’ai cru comprendre qu’ils buvaient le verre de l’amitié, mais là encore, étant trop loin, je ne suis pas sûr d’avoir
bien entendu…

Et comme pour les randonnées précédentes que j’ai pu effectuer avec l’Adri, je reste admiratif du
savoir-faire de l’animateur. Ce dernier a su encore une fois nous ramener à l’endroit même où nous avions
laissé la voiture. Bravo !

Un grand merci à lui et à Roselyne de nous avoir accompagnés sur ces chemins inconnus, et surtout
un grand merci à Michel Thomas, un ancien de l’Adri, qui leur a transmis cette belle randonnée originale.

Raymond

Les photos de Mireille


 


Date de création : 23/03/2022 : 19:09
Catégorie : Randonnées - 3- Comptes rendus 2022-1er trimestre
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